Ce petit billet pour répondre à la question de @grain_de_campagne sur Instagram au sujet de The Austen Project.


La devise de @grain_de_campagne est
Un jour sans créer est un jour perdu…
Je suis au combien d’accord avec cette affirmation !!

Donc, je partage ici, avec vous, mon processus créatif sur The Jane Austen Project ;
Mais il fonctionne avec n’importe quel projet, grand ou petit ;
pro ou perso…

The Jane Austen Project, est un petit projet personnel que je rumine depuis quelque temps !

Objectif ?

Plonger dans l’univers de Jane Austen

Mansfield park – Jane Austen – 1814

Pitch : Au début du XIXe siècle, habitant la propriété de Mansfield Park, en Angleterre, la jeune Fanny Price (Frances O’Connor) est secrètement amoureuse d’Edmund Bertram (Jonny Lee Miller). Une autre résidente, Mary Crawford (Embeth Davidtz), amie et rivale, est éprise du même homme, tandis que Henry (Alessandro Nivola), le frère de Mary, cherche à séduire Fanny.

The Jane Austen Project est une façon de me pencher sur cette période que je ne connais pas bien, dans l’Angleterre du début du XIXe siècle et que je trouve absolument ravissante.

Les femmes y sont d’une rare féminité, fraîches, raffinées, dans des robes fluides, légères, transparentes…presque modestes. La tête petite et les joues roses… Je les trouve finalement très modernes !
Les films et séries tirés des romans de Jane Austen m’ont amenés à ses livres, puis à tout ce qui touche à cette époque Regency. Cela correspond, en France, au style Empire mais avec plus de légèreté et de simplicité, moins de faste et de lourdeur impériale.

Portrait miniature of two sisters seated at a harpsichord by John Smart. Great Britain, 1806.. 

Si on y ajoute cette touche de campagne anglaise si présente dans les romans d’Austen, on obtient un charme très particulier, des couleurs subtiles… La touche féministe de Jane ajoutant encore au charme de cet univers sensible.

Mon idée est de créer une série de carnets, des cartes et des marques pages aux couleurs de ce que j’imagine être l’univers de Jane Austen.

Protocole créatif…

Quand j’ai un projet, quel qu’il soit, personnel ou professionnel, j’aime commencer par lui donner un nom qui, me semble-t’il, lui donne une existence, une réalité.
C’est une façon de le faire exister avant même de l’avoir commencé.
Cela m’aide aussi à le mener à terme !
Et puis c’est un point de repère dans mon agenda.
Une aide pour la gestion du projet.
Bref, je lui donne vie…

En général j’évite le vocabulaire anglo-saxon si prisé de nos jours (je vais monter une assos pour la sauvegarde de la langue française en voie d’extinction !) Mais bon, là je parle de Jane et donc exceptionnellement j’ai choisi un titre en anglais.

J’ouvre un dossier, je lui donne une couleur et je prépare une page sur Xmind ; c’est indispensable pour ne pas me perdre dans mes idées et lister toutes les phases du projet, tous les trucs à faire.

La première chose à faire quand je travaille un projet, est la phase de recherche, que j’adore. Photos, dessins, textes, bouts de tissus, vieux trucs… films et vidéos… je compile et prépare des moodboards ou planches d’inspiration qui rassemblent tous les éléments qui me plaisent autour du sujet.

Je fais des collages sur de grandes feuilles.
Ces collages me serviront à sélectionner des couleurs, des motifs… qui donneront une unité graphique à mon projet.

Ce que j’ai retenu pour ce projet : l’esprit jardin anglais (un vert tendre et humide), la transparence des étoffes et la fluidité des robes.
La couleur rose, un peu fanée, délicate…

Moodboard

Après, et c’est le plus intéressant : la création.
Papier, crayons, solitude et immersion…
Scan, coloriage, montage… une partie de plaisir qui peut durer toute la nuit ou plusieurs jours, euh… ! voire beaucoup plus.

Après, le travail sérieux commence : la phase numérique.
Je retravaille les dessins, les idées sur Illustrator et sur Photoshop.
Par exemple le motif floral de The Jane Austen project est entièrement réalisé en numérique d’après un dessin manuel.
Ensuite, mise en couleur et duplication pour obtenir un motif.

Une autre de mes phases préférées est le choix d’une gamme colorimétrique. Travailler la couleur c’est comme plonger dans un arc
en ciel !
Savez-vous qu’un logiciel peut, aujourd’hui, reconnaitre 16 millions de couleurs différentes ?!… ça en fait des nuances ! même notre œil n’est pas capable de toutes les voir!
C’est vous dire si choisir une couleur est complexe mais tellement amusant !

Il y a aussi, quand le projet le nécessite, la création d’un logo.
Chercher la typo qui convient, agencer les éléments typographiques et illustratifs…
Le logo est la carte de visite du produit. C’est donc super important (enfin, ici, c’était juste pour le plaisir ; pour exercer mes petites cellules grises.)

La phase suivante est de « mettre en page » les différents modèles ;
Pour ce projet j’ai choisi de faire un set de cartes, un marque page, et un carnet de notes.
Mais on peut imaginer quantité d’autres possibilités.

Papeterie

Après vient le prototype. Format, choix du papier, finitions…
Et enfin l’impression, la fabrication des carnets…
Je pense faire ceux-ci moi-même, avec du joli papier légèrement écru, coupé et cousu à la main pour faire vraiment comme au XIXe siècle.

Et voilà ! Après tout cela, ma petite collection sera prête à être proposée à la vente… [Bon, la « boutique en ligne n’est pas encore installée. Une galère en perspective !]

Pour The Jane Austen Project, je n’en suis pas encore tout à fait là.
Les cartes sont prêtes, mais les carnets ne sont encore que des prototypes… 
Il faut souvent beaucoup de temps pour trouver « le truc » qui marche bien et qui me plait vraiment. Mais quand on a trouvé, on le sait !

Les cartes et marques pages…

Je vous en reparle très vite, juste le temps de préparer la mise en ligne.

Une des trois cartes créées pour le projet.

Si vous aimez Jane Austen

Vous aimez l’univers de Jane Austen ? Allez donc faire un tour chez @theausteniste. Calendrier austénien, extraits, citations… le tout très joliment illustré.

@theausteniste


et @sconeswiththewind qui nous emmène en voyage dans la littérature anglaise et Regency… un petit biscuit à la main… Miam !

@sconeswiththewind

Il y en a beaucoup d’autres ! je ne les connais pas encore mais je vais aller les découvrir…

Je cite aussi ici, @grain_de_campagne dont j’ai parlé au début et qui est à l’origine de cet article et avec laquelle j’ai, je crois, pas mal de points communs 🙂 .

@grain_de_campagne

À vous de me dire ce que Jane Austen vous évoque ; Je crois que beaucoup d’entre nous la trouve encore très moderne.
Moi j’adore !

Bon, je vous quitte…
On se revoit très bientôt.
et surtout, surtout, n’oublions pas :

« il est grand temps de vivre la vie qu’on c’est imaginé »

4 commentaires

  1. Un grand merci pour toutes ces explications quel beau travail ! Et tellement artisanal finalement.a doit être effectivement passionnant et t’empêcher de dormir. Enfin je dis ça parce que c’est l’effet que j’ai quand j’ai une idée fixe créative en tête !!!! J ai lu un de ses livres quand J étais ado et surtout vu une série de films à partir de ses livres. C’est très romantique et avant-gardiste.

    1. Author

      Merci infiniment Géraldine pour l’intérêt que tu portes à mon travail ! 🙂 Cela fait vraiment plaisir. J’aimerai tellement avoir plus de temps pour travailler sur mes projets mais le temps file si vite quand on a la tête des ses propres nuages. On flotte… Si je me suis prise d’intérêt pour Jane Austen, c’est parce que je pense qu’elle devait être comme ça. Écrire, écrire toujours par tous les temps et quoi qu’il arrive. Très belle soirée et à très vite… George

  2. C’est un magnifique travail que j’ai eu la chance de découvrir grâce à @sconeswiththewind et je m’engage à dire que je serai une des premières à commander vos créations, étant une austenienne convaincue par le charme de cette époque. Merci de créer des univers qui font rêver !

    1. Author

      oh mon dieu ! un si gentil commentaire et je ne le découvre que maintenant… mille pardon de ma négligence. Je suis ravie de vous accueillir dans mon petit cercle encore confidentiel. Et j’ai bien l’intention de vous parler encore de Jane… à très vite Sophie. George

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